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Le Défi Positif : comment je l’ai relevé avec brio (et swag)

Il s’immisce sur la toile tel un virus imperceptible. Il est la brise impalpable qui file entre les branches des arbres. Il grandit, se multiplie, devient incontrôlable. Le défi positif est à ma porte… et il est l’heure de le relever.

Il y a peu de temps, un fléau s’est abattu sur la blogosphère. Pourtant celui-ci ne tue personne et, au contraire, prolifère la joie, les sourires et les paillettes. Le défi positif est la seul épidémie que j’attendais au coin de ma porte. En effet, il faut être nominé pour participer. Ensuite le principe est simple : il suffit de citer trois choses positives qui ont eu lieu ces trois derniers jours et de proposer à trois autres personnes de participer.

J’ai été nominé par Horse-Connect ainsi que Cheval-facile donc je me lance (avec un peu de retard, certes) (chut).

Samedi

Je débute le défi par ma journée de samedi qui fut reposante et loin de la moiteur du métro parisien. En effet, je rentre chez mes parents le week-end où mes deux chevaux (celui de ma mère et ma ponette) broutent méticuleusement l’herbe de mon jardin.

  • Mon premier bonheur de la journée fut de présenter le contenu du colis géant qu’Ekkia m’avait envoyé la veille. Ma mère, cavalière elle aussi, est faussement restée de marbre bien que je la soupçonne d’être un peu morte de l’intérieur.

ekkia

Attendre un colis Ekkia est encore plus excitant qu’une commande Asos. C’est dire. 

J’ai ainsi pu tester le bonnet anti-mouche de la collection JEM, hyper confortable et super pratique pour se retrouver plus facilement sur les écrans des photographes de concours (oui, il est flashy).

  • Ensuite je suis partie en ballade. J’ai monté Rock afin de préparer le concours du lendemain. Avec ma mère nous avons déniché un champs de chaume sans cailloux et trous de la mort. Ce n’est pas aussi confortable qu’une carrière en sable mais tout aussi pratique pour travailler un peu. J’ai été agréablement surprise du comportement de Rock qui, au lieu de se trainer comme une larve empêtrée dans la boue, était plein d’entrain et de bonne volonté. Trois ou quatre épaules en dedans plus tard, je me sentais telle une Charlotte Dujardin la tresse au vent, avec un Valegro un poil moins aérien (du ventre, surtout). Pour un cheval qui n’aime pas le dressage, on était plutôt beaux gosses.
  • Pour la première fois j’ai décidé de faire des pions à Rock. Après avoir vu de plus en plus de chevaux nattés en Grand Prix, je me suis dis que deux ou trois tresses nous porteraient peut être chance pour cette nouvelle saison. Comme c’est un cheval particulièrement désagréable au pansage, quand on le touche/s’approche un peu trop près/le regarde dans les yeux/le regarde tout court, j’étais persuadée que cette séance de coiffeur se terminerait en enfer. Pourtant j’ai passé un moment beaucoup trop agréable pour être vrai. Rock a été adorable. Plus je lui tripatouillais la crinière plus je le sentais se détendre et soupirer comme un phoque. Mirabelle, ma ponette, était bien entendu là pour me mordiller les fesses et donner son avis sur mes pions trop gros : un magnifique flehmen de compétition, qui voulait sans doute tout dire…

Dimanche

  • Le premier point positif de la journée fut surement le fait de voir que mes pions amoureusement réalisés, n’avait pas bougé d’un poil. Le miracle existe finalement.
  •  Mon tour de Club2 : le meilleur depuis le début avec Rock. Nous avons commencé les concours l’année dernière car c’est un trotteur qui a eu de gros soucis de santé. Selon diagnostic, nous avions une chance sur deux qu’il ne soit plus montable, encore moins qu’il puissent ressauter un jour. Il avait quatre ans. Aujourd’hui, Rock adore les concours et est toujours le plus crétins au milieu des détentes. Dimanche dernier il était très en forme, prêt à sauter 1m40, avec la joie qui lui démangeait les postérieurs.

rock2

 Yolo

Nous avons finalement fait une barre, pris deux options très serrées et été le deuxième meilleur temps de l’épreuve. Moi qui refusais de poser les fesses ailleurs que sur ma ponette il y a moins d’un an, j’étais sur le cul.

DSC_0512 rock kiki

  • Alors que j’étais de retour à Paris (là où je vis et où je travaille), mon train a brusquement été secoué puis il a ralenti précipitamment. À l’arrêt, la nuit, au beau milieu de rien, certains passagers parlaient déjà tout haut d’une collision. Vingt-minutes plus tard les contrôleurs annonçaient « Nous vous confirmons qu’il y a du sang sur la locomotive, on va voir si c’est humain ou animal, on vous tient au courant ». Ma chienne s’est collée à moi. Comme j’ai l’imagination aussi noire que les livres que j’ai l’habitude de lire, je me voyais déjà au beau milieu d’une attaque terroriste, d’un revival de The Walking Dead, d’un assauts des abominables hommes des bois. Finalement, c’était un sanglier. Et je crois que c’est une bonne chose.

pumba

Enfin. Tout est relatif. 

Lundi

  • Un artiste tatoueur que j’apprécie beaucoup m’a ajouté en ami sur Facebook. Certes, c’est une fierté personnelle très limitée, n’empêche que le bonheur c’est parfois futile alors, bon, bref. Du coup mes collègues sont mortes de jalousie et je pense sérieusement à un nouveau projet avec lui. La fête. Tu peux aller voir ce qu’il fait, ça défonce : Matik Tattoo.
  • J’ai porté la jupe en feutre style 60’s orange fluo que ma mère m’a gracieusement payé durant le week-end. À si peu de temps avant Halloween on ne m’a pas traité de citrouille. Une belle victoire je pense.
  • J’ai mangé un yaourt nature périmé depuis un mois. Il n’était pas vert. J’ai fais une danse de la victoire.

C’est tout pour moi.

Je nomine donc La Sellerie Mega-Horse, Les dessins de Cy. (la meilleure des collègues <3) et Cannibalecore (un blog tendance/beauté que j’aime beaucoup).

N’oublie pas qu’à chaque fois que tu votes pas pour moi aux Golden Blog Awards, un bébé panda meurt dans le monde. 

Capture d’écran 2014-09-15 à 22.11.03