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[Portrait] Clydesdales chez Budweiser, un destin sous pression

As-tu déjà eu les yeux humides devant une publicité Budweiser ? Le marketing sait tirer sur la corde sensible, pourtant, les Clydesdales de la marque n’ont pas attendu 2016 pour faire le buzz. Retour sur cette ascension au pays du houblon.

Chaque année, la même histoire se ré-pète. Lors du Super Bowl (finale du cham-pionnat de football américain) les marques dévoilent leurs publicités à gros budgets. Certains invitent des stars, d’autres créent la polémique. Tous les ans, Budweiser remporte les hourras du public avec une seule et unique arme : ses Clydesdales. En 2013, le spot réussit à faire sangloter la foule, en mettant en scène l’amitié d’un poulain et de son naisseur. En moins d’une minute, le monde tout entier se transforme en mouchoir plein de mucus.

https://youtu.be/E0HI4DAmVDo

Et tous les ans, l’addition se répète. Chiot + équidé = fleuve de larmes.

Les grands bais sont des héros sans capes, des porteurs de messages forts, des valeurs de la marque… mais pas que ! Avant tout, les Clydesdales de Budweiser sont des chevaux de travail, faisant figure d’icônes depuis un certain temps déjà.

L’écossais à la mode

Le Clydesdale est une race de trait, apparue en Écosse aux alentours de 1830. C’est un cheval solide, compact avec des fanons très fournis. Grâce à sa force, il a rapidement été répandu dans les campagnes, pour effectuer des travaux d’agriculture. Capable de tirer de lourdes charges, les brasseries s’en servaient également pour transporter leur précieux breuvage. Le 7 avril 1933, August A.Bush Jr et Adolphus Bucsh, héritiers de Anheuser-Busch Cie (troisième producteur de bière au monde) offrent à leur père un attelage de six chevaux. Celui-ci décide alors d’en acheter deux de plus et de leur faire sillonner l’Amérique, pour promouvoir sa toute dernière marque. Cette année là, la voiture s’arrête à Washington DC et délivre sa première caisse de bouteilles au président Franklin D. Roosevelt. Les Clydesdales de Budweiser son nés.

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Depuis, la tradition se perpétue et les défilés continuent un peu partout dans le monde.

Un CV top niveau

L’entretien d’embauche est un exercice compliqué, y compris pour les chevaux ! Promouvoir une marque n’est pas donné à n’importe qui. Budweiser sélectionne ses mascottes grâce à des critères précis. Anheuser-Busch indique : “Pour être admissible à l’un de nos attelages, le Clydesdale doit être un hongre d’au moins quatre ans, mesurant 72 inch (environ 1m83) aux épaules (…) avoir une robe baie, une liste et des fanons blancs.”

Exit les shetlands, il faut représenter le gigantisme américain ! Aussi, son nom doit être court, pour pouvoir être plus facilement guidé pendant les représentations. Si le cheval est accepté, il peut alors commencer son entrainement à la Budweiser Clydesdale Driving School, dans le New Hampshire. Les chevaux sont suivis par des grooms spécifiques, qui les accompagnent partout dans leurs déplacements, durant dix mois de l’année. “Cela dépend de la saison, mais un pansage dure environ vingt minutes pour chaque cheval (…) En plus du toilettage, il est important de garder un oeil sur les petites blessures, elle sont ainsi traitées rapidement. (…) Ensuite, ont leur passe l’aspirateur, une étape qu’ils semblent apprécier.” La fin du nuage de poussière quand on tape sur la croupe. Le rêve.

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À la conquête de l’Ouest du “like”

Si les impressionnants attelages de Budweiser sont si demandés, c’est en partie grâce à leur renommée sur le web. Le site de la marque a mis en ligne un Tumblr sur lequel les internautes peuvent suivre les coulisses des shows. Leur page Facebook compte plus de treize millions de fans. On dit merci au houblon, mais aussi à Jake Scott, réalisateur de la fameuse pub du Super Bowl.

[infobox maintitle= »Les chevaux buveurs de bières ?  » subtitle= »• En Angleterre une drôle de tradition consiste à faire boire une Guinness à sa monture, après avoir gagné une compétition. Bien entendu, tous les cavaliers ne s’y risquent pas, par peur de trotter en zigzag dans leur deuxième paddock. La bière n’est pourtant pas une si mauvaise boisson pour les équidés. Le cheval sécrète une enzyme qui empêche le processus de fermentation dans son (très grand) intestin. De ce fait, l’alcool ne le rend pas saoul car il se transforme rapidement en glucide. Un shot d’énergie, à consommer avec modération ! • » bg= »brown » color= »white » opacity= »off » space= »30″ link= »no link »]Source bojack horseman

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