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J’ai testé pour toi : le contrat « contre bons soins »

La demi-pension permet de partager les frais. Pourtant, certains propriétaires choisissent la formule « contre bons soins ». Florence a fait l’expérience !

En emmenant ma fille au centre équestre pour ses cours de poney, j’ai fatalement fini par sympathiser avec les autres mamans. L’une d’elle est propriétaire et m’a proposé de rencontrer les autres propriétaires de l’écurie. De fil en aiguille, je suis devenue la « poney-sitteuse » d’une petite jument que je pouvais sortir en balade pour me faire plaisir en échange de m’en occuper lors des absences de sa propriétaire. La petite belette a changé d’écurie, mais j’ai été recyclée par les propriétaires pour les Pompon et autres Petit Tonnerre logés dans cette pension.

Je dépannais bien pendant les absences entre pansages, sorties, soins et seaux à donner. Puis, j’ai rencontré la propriétaire d’une belle bai (à la réputation désastreuse), qui m’a proposé « une DP contre bons soins ». Lorsque le club où elle montait a fermé, la propriétaire a racheté dans l’urgence sa petite préférée au mauvais caractère, mais s’est retrouvée avec à charge une jument en sachant qu’elle ne pourrait pas lui consacrer tout le temps nécessaire.

C’est en voyant comment je m’occupais des autres que l’idée a germé. Elle m’a proposé de m’occuper à mi-temps de sa jument sans contrepartie financière. C’est devenu notre contrat « gagnant-gagnant ». Seules obligations pour moi : acheter ma propre selle et avoir des activités modérées car la belle a déjà soufflé ses 20 bougies.

Entre une commande chez Krämer et un an de pension, c’est vite vu !

Le calcul a été vite fait, 400 € pour une Eric Thomas neuve, ça fait toujours moins qu’une centaine d’euros par mois pour une « vraie » DP. J’ai donc commencé à m’occuper de ma mémère 3 à 4 jours par semaine selon les disponibilités que nous avions, ce qui comprenait une sortie ou deux par semaine.

Au cours de sa vie de club, cette jument avait accumulé un joli palmarès de fractures et traumatismes en tous genres. Les cavaliers qui la connaissent m’ont tous conseillé (en plaisantant ?) de prendre une bonne assurance avant de monter dessus ! Je l’ai donc longée longtemps avant d’oser poser les fesses dessus ! Il faut dire que malgré son âge, les démonstrations en longe de sa fonction coup-de-cul-catapulte étaient très convaincantes 😉

Environ.

Une fois passée cette étape, et en accord avec sa propriétaire, j’ai énormément axé mon travail sur le calme et la confiance en limitant autant que possible les contraintes (viens mémère on devient copines !! Je t’assure ça peut être sympa aussi). Ça a porté ses fruits ! Certaines propriétaires et DP de l’écurie disent même qu’elle est méconnaissable tellement ma mémère est « zen ».

De « contre bons soins » à « presque propriétaire »

C’est à partir de là que le « contrat » passé avec sa propriétaire a évolué. Aujourd’hui, après 2 ans de bons soins, j’ai beaucoup plus de liberté. Bien entendu, nous communiquons énormément avec sa propriétaire (quotidiennement en réalité…), mais je frôle la sensation d’être propriétaire. Et comme je suis dingue de cette vieille carne (qui nous en fait voir des vertes et des pas mûres), je me suis de plus en plus investie (y compris financièrement).

Pour son premier hiver dehors, j’ai investi dans un complément qui favorise la pousse du poil. Au printemps, je l’ai trouvée raide, j’ai proposé qu’elle voie un ostéo (son premier) et nous avons partagé les frais de toutes les séances 50/50 avec la propriétaire. Elle a cassé son licol ? Ça tombe bien, je passe chez Padd ce soir, j’en prends un ! Elle a encore perdu son chasse-mouche dans le pré ? Bon, ben j’en commande 2 chez Décath, on aura du rab comme ça !

PLEIN de rab. 

Dernier exemple en date : ce dimanche, alors que la propriétaire était partie en week-end, j’ai retrouvé la jument avec des plaies importantes à un postérieur. Je me suis retrouvée (avec son accord et après envoi de photos) à appeler un vétérinaire en cata et avec le stress d’engager des frais. Au final, je vais partager avec la propriétaire parce qu’après tout cette jument « presque comme la mienne » ne me coûte pas grand chose…

Le contrat « contre bons soins », encore une histoire de confiance

Plus le temps passe, plus la propriétaire me fait confiance. Nous en sommes même au stade où nous nous concertons sur certaines décisions (qu’elles impliquent des frais ou non) : on couvre ? On enlève la couverture ? On appelle le maréchal ? On fait venir l’ostéo ? On diminue la ration là non ?

C’est un vrai contrat « gagnant-gagnant » ! La propriétaire est plus sereine car chaque jour quelqu’un s’occupe de sa jument, certains frais sont partagés… Pour ma part, j’ai « presque » mon cheval, sans une bonne partie des frais. Chacune y trouve son compte !

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[title maintitle= »Florence.K » subtitle= »a écrit cet article ! « ]

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