Lettre d’amour (et de respect) à nos chevaux de Club

Pas de cheval au pied du sapin cette année ? La hotte du Père Noël était déjà trop remplie : Jolly Jumper n’y aurait pas eu suffisamment de place… Pourtant, pas question de se morfondre (et encore moins d’abreuver de critiques nos chers chevaux de club) !

Caroline Ferreira

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Tu as une idée ? Un sujet

Toi aussi écrit pour Georgette Mag !

Avoir un cheval à soi, bien éduqué, qui obéit à la moindre demande ou encore pouvoir avoir son chouchou en « DP »… c’est bien le rêve de beaucoup de cavaliers. Mais réaliser ce rêve n’est pas toujours possible, alors il reste les chevaux de club.

Ok, au club, on a tous notre « coup de cœur ». En général, c’est celui qui nous permet de réussir de belles figures, des sauts toujours plus hauts, celui qui nous fait briller en compèt’ ! On ne veut monter que lui, toujours lui, rien que lui. « Ah, celui-là je l’aime, il est trop tooop ! Si je pouvais l’acheter, ou un qui lui ressemble… ! ».

Pour ses autres congénères d’écurie, on entend trop souvent un autre genre de commentaires : « Lui, je l’aime pas du tout ! Trop mou ! On ne peut rien en faire ! Trop nul ! Ou encore, une vraie carne !… j’ai pas envie de le monter. »

Ambitieux, prétentieux, ou simplement peureux, on a déjà trop vite oublié, que, pour apprendre à monter, c’est-à-dire à savoir se tenir sur un cheval, à communiquer avec lui, utiliser les bonnes aides, obtenir de lui l’action que l’on désire… ce sont Pompon, Petit-Prince, Noisette et autres Nougatine qui nous ont prêté généreusement leur dos, leur énergie, leur patience… avec, comme tout à chacun, leurs qualités-défauts et leurs défauts-qualités !

Pourquoi, ne pas essayer de voir les choses sous un angle différent ? Un moniteur m’a récemment soufflé à l’oreille que les meilleurs cavaliers qu’il a coaché, de toute son expérience, ce sont justement ceux qui ne peuvent s’offrir un « cheval champion » parce qu’alors, ils sont obligés d’être, eux –mêmes, meilleurs pour se permettre d’évoluer avec n’importe quel partenaire.

Chaque cheval est unique.

Noisette t’aidera à acquérir la fixité des mains car sa bouche ne supporte aucune erreur. Pompon t’obligera à réveiller son impulsion alors que Stella t’obligera à canaliser la sienne. Cerise, quant à elle,  demandera que tu saches lui donner la confiance qu’elle attend…

Chaque cheval à quelque chose à t’apprendre, mais es-tu assez humble pour le reconnaître ? C’est parce qu’ils sont comme ça, toniques, paresseux, hypersensibles ou durs à la jambe… chacun avec son caractère et son tempérament qu’ils sont nos meilleurs maîtres d’école.

Alors, aime tes chevaux de club, profites de ces moments précieux de partage, respecte chacun d’entre eux, remercie les tous pour ce qu’ils t’offrent c’est-à-dire tout ce qu’ils te disent, tout ce qu’ils expriment, tout ce qu’ils t’apprennent… et surtout, juste tout ce qu’ils sont !

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Cavalière du dimanche (et du samedi) l’univers du cheval me fascine plus qu’une part de cheesecake. Heureuse propriétaire d’un troupeau de trois équidés, ils me servent de laboratoire de recherche pour des écrits très sérieux (non) et transpirants de swag (oui). Dans la vie je tape du clavier en tant que Journaliste Freelance & Grand Manitou de Georgette Mag.

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