J’ai testé pour toi : le stage « Cavalier – homme de cheval » avec Manuel Godin

Améliorer la relation avec son propre cheval, sous les conseils d’un des cavaliers les plus inspirants de France ? C’est le programme du stage proposé par le haras de la Cense qu’Amélie a testé pour toi !

Le mois dernier, j’ai été invitée par le Haras de la Cense pour tester l’une de leur formule de stage : « Cavalier – Homme de cheval » avec Manuel Godin, cavalier, enseignant et directeur technique des lieux.

Au programme, deux jours de travail à pied et à cheval pour faire le point sur mon couple avec Tivoli. À deux doigts de prendre un rendez-vous avec un conseiller conjugale ensuite.

L’idée ? Avoir un avis extérieur pour être sûre qu’on se comprend bien, qu’on évolue ensemble dans la bonne direction et avec les bonnes méthodes de travail. Un vrai remise en question !

Durant le stage, Tivoli était logé dans des boxs en toile, situés juste à côté du manège. Paille, foin, tout était propre et bien mis à disposition. Avec un comité d’accueil digne du rang incomparable de mon poney de princesse.

https://www.instagram.com/p/BbXRbv7jwsB/?taken-by=gremlin_strikes_back

Nous étions cinq, tous propriétaires, le stage étant spécialement imaginé pour les vrais couples cavaliers-chevaux. Six cas de figure différents : du jeune cheval profitant d’un plot dans le coin latéral droit du manège pour se mettre droit debout, au cavalier de complet en passant par la jument de dressage aux allures sorties de la World Cup REEM ACRA. Et moi, avec mon nain, ex poney de club toujours en phase de ré-apprentissage des bonnes manières.

Le premier jour, nous avons fait connaissance avec Manuel, un homme un peu réservé au début mais dont l’intelligence et le sens de l’animal fait dire des phrases si évidentes, qu’elles tapent dans le crâne encore longtemps après.

Très vite, j’ai compris que son humour, ses conseils et sa position pouvait transformer n’importe quel cheval en crack et te faire prendre trois galops d’un coup. Certaines personnes ont des pouvoirs magiques il paraît.

Dès le premier jour, Manuel nous a séparé en deux groupes pour nous voir évoluer dans le manège. C’est parti pour une détente libre où tu te poses trente fois la question : « combien de temps pour la descente d’encolure ? » Après une vingtaine de minutes, l’instructeur fait le point avec chacun d’entre nous : Quels sont les points forts et les points faibles du cheval, de nous.

Tivoli est raide, surtout à gauche. Il est trop droit et a du mal à s’incurver. En revanche, il a une propulsion des postérieurs parfaite : il le montre même en exemple. J’hésite à lâcher mes rênes pour remercier le ciel tel un Qatari sans faute dans la Coupe des Nations. Je me ravise.

Manuel va dans le fond des choses, il n’hésite pas à nous faire des remarques mais a le don pour trouver du positif dans toutes les situations. Il monte sur la superbe jument de Dressage-Grand-Prix-Marseillaise-bravo-vous-êtes-championne-du-monde : normal, je ne me serais pas privée non plus.

« Imagine il monte sur Tivoli, LOL. »

Une heure après, Manuel avait posé ses fesses sur tous les chevaux du stage. Pour moi, un vrai enseignant DOIT monter sur un cheval pour le comprendre, connaître nos sensations. C’est à ce moment là que j’ai vraiment senti que je n’étais pas venue pour rien.

L’après-midi, place au travail à pied selon les traditions éthologiques prônées par le haras. J’ai reconnu certains exercices de « La méthode la Cense », bouquin que j’ai épluché cet été : pratique pour les refaire chez soi.

On bouge les hanches, on mobilise les épaules, on désensibilise, on lance sur un cercle, on met en place le concept de « pression-cession ». Tivoli a du mal à bouger son encolure sans gigoter, Manuel se sert de lui pour montrer l’exercice. Ensuite, on ré-applique les différents savoirs en selle et en licol.

« Au secours, cet homme me demande des choses étranges. »

C’est simple mais efficace, on se concentre sur les bases, les sensations. C’est tout bête, mais ça me fait du bien de passer ce moment avec mon poney. On apprend des choses tous les deux.

Après cette séance, Tivoli était aussi mou et fatigué qu’un vieux collant 40 deniers. Il n’était pas épuisé physiquement, mais mentalement ! Le cours lui avait demandé de réfléchir. Et ça, c’est un exploit pour un semi-Welsh blond qui porte très bien le rose fluo.

Le lendemain, de nouveau un peu de dressage. Exercices de contre-galop et bases de dressage. L’après-midi, on saute !

Objectif ? Travailler dans la facilité afin que Manuel puisse nous donner son ressenti. Ce sera donc une ligne entrée au trot vertical-oxer puis un vertical avec pied dans la diagonale. Les foulées sont adaptées, les hauteurs aussi. Sans grande surprise, Tivoli est un peu en sous-régime mais sa manière de se rapprocher beaucoup des obstacles ne gêne pas Manuel. Ça me rassure un peu car depuis que j’ai acheté Tivoli, je n’arrête pas d’entendre des choses différentes.

1 – Il faut qu’il s’éloigne : oui mais il est inquiet quand on le bouscule, et perd de la technique dans son passage de dos.

2 – Il faut le laisser faire, sans venir trop dans le pied : il utilise sa force pour sauter, mais c’est plus confortable pour lui (même s’il fait un plus gros effort).

J’ai plus tendance à aller vers la deuxième option, plus naturelle pour lui. Mais c’est toujours bon d’avoir plusieurs avis.

(Désolé pour la qualité plus que discutable, l’appareil photo a décidé de mourir sans prévenir personne)

À la fin, Manuel fait un petit bilan à chacun en appuyant sur les points positifs à exploiter et négatifs à travailler.

En résumé

J’ai beaucoup apprécié ce moment passé en compagnie d’autres cavaliers en demande de connaissances. C’était un super moyen de faire des rencontres. Manuel Godin est un vrai homme de cheval et ça se voit. Tivoli a beaucoup de mal à accorder sa confiance, encore moins aux garçons, mais il a été rapidement à l’aise avec lui — ce qui est, pour moi, très important. Tivoli, c’est un peu mon « jugeur de personnalité de poche » (enfin, de 500 kilos quand même). S’il aime bien un personne, je suis en général d’accord avec lui. L’inverse marche aussi.

Le haras de la Cense est un endroit superbe avec de très belles installations. Le ciel a décidé de nous tomber sur la tête pendant tout le week-end donc on a travaillé dans le manège mais j’adorerais revenir pour poser un sabot dans la carrière et les paddocks impeccables.

L’éthologie est à la base de toutes les disciplines et ce stage a été un belle manière de me le prouver à nouveau. Comprendre son cheval, aller vers lui et non contre lui. Manuel était très ouvert et s’est adapté à tous les cas de figure. C’est aussi pour ça que les places sont limitées sur ce type de stage à thème. J’ai aimé l’ensemble personnalisé du stage et je pense qu’il m’a énormément rapproché de mon poney — qui a été le plus adorable possible pendant ses deux jours.

Le haras de la Cense organise des stages d’éthologie « Classique » qui permettent de comprendre et d’apprendre à appliquer leur méthode. Certains permettent de passer des examens fédéraux. Il existe aussi des stages à thème, comme celui-ci, qui explorent différentes disciplines comme le Complet, le Dressage ou encore le Spectacle.

Niveau tarif, compte environ 300€ pour deux jours (hors hébergement du cheval). Toutes les infos sur le site du haras de la Cense

Un mot sur le matériel

Le haras de la Cense fournit les licols, sticks et longes mais tu peux aussi faire comme moi et venir avec ton propre matériel. En revanche, tu pourras effectuer le stage avec uniquement s’il est de bonne qualité.

Pour ce stage de deux jours j’ai utilisé le matériel Horse and Ropes, confectionné à la main avec des cordes fabriquées en France. La marque propose une gamme « Fun » pour commencer l’éthologie et une gamme « Pro » de qualité supérieure, plus souple et résistante.

Licol, gamme « Fun », bicolore bordeaux et beige en taille poney. Stick pro avec cordelette et longe « Pro » en 3m70 beige avec mousqueton de sécurité amovible (pratique pour laver la longe ou pour la fixer directement sur le licol). 

À lire aussi :

 

 

 

Written By

Cavalière du dimanche (et du samedi) l’univers du cheval me fascine plus qu’une part de cheesecake. Heureuse propriétaire d’un troupeau de trois équidés, ils me servent de laboratoire de recherche pour des écrits très sérieux (non) et transpirants de swag (oui). Dans la vie je tape du clavier en tant que Journaliste Freelance & Grand Manitou de Georgette Mag.

1 Comment

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *