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Entre les habitudes des différentes écuries, les « on dit » et les centaines d’infos sur internet, il n’est pas toujours facile de savoir ce qu’il y a de mieux pour votre cheval. Et le vermifuge ne fait pas exception !

Tout au long de sa vie, le cheval est confronté à des parasites internes, avec lesquels il faut apprendre à vivre.

Qui sont les principaux vers qui touchent les chevaux ?

  • Les grands strongles : ils vivent principalement dans le gros intestin, se nourrissent de sang et peuvent affecter tous les chevaux.
  • Les petits strongles : ils sont très fréquents chez les chevaux et peuvent provoquer des coliques.
  • Les ascaris : ils sont fréquents chez les poulains et les jeunes chevaux et peuvent être transmis par le lait de la poulinière.
  • Les gastérophiles : ce sont des larves que le cheval ingère en léchant les petits oeufs jaunes que les mouches déposent sur son poil.
  • Les oxyures : ils ne sont pas particulièrement dangereux pour le cheval mais un équidé infesté se grattera beaucoup au niveau de l’anus.
  • Les ténias : ils sont fréquents chez les chevaux mais difficile à repérer avec une coproscopie car leur répartition dans les crottins n’est pas uniforme.

Pourquoi faut-il vermifuger ?

Un cheval héberge des parasites internes tout au long de sa vie. La plupart du temps, il entretient un certain équilibre avec eux et le cheval reste en bonne santé. Cependant, les vers peuvent parfois se multiplier et rompre cet équilibre. Le cheval va alors perdre de l’état, et peut même faire des coliques !

Le vermifuge va détruire les vers intestinaux qui seront ensuite être évacués dans les crottins. Le cheval retrouve ainsi son équilibre interne et une bonne forme. Pour une efficacité optimale, la dose de vermifuge doit être adaptée au poids de votre cheval.

Vermifuger c’est bien, mais pas trop souvent…

Pour éviter la prolifération des vers, on aurait tendance à vouloir vermifuger souvent, mais ce n’est pourtant pas la solution ! Pendant longtemps, on a vermifugé les chevaux tous les 3 ou 4 mois en pensant bien faire. Mais les vers ont développés une résistance au vermifuge, c’est-à-dire qu’ils ne sont pas détruits à chaque fois. Aujourd’hui, c’est un véritable problème sanitaire et on a donc remis en question tous les protocoles de vermifugation des chevaux.

La vermifugation raisonnée

Vermifuger seulement les chevaux qui en ont besoin, c’est le principe de la vermifugation raisonnée. Cela permet de limiter la résistance des vers aux molécules des vermifuges qui seront donc plus efficaces. On vermifuge ainsi une fois par an (de préférence, pas en hiver) tous les chevaux. Le reste du temps, on vérifie si le cheval en a besoin avant de le faire.

Mais alors comment savoir si votre cheval doit être traité ? La solution, c’est la coproscopie. Le principe est simple (et glamour !) : il suffit de ramasser un peu de crottin frais et de l’envoyer à un laboratoire pour qu’ils comptent le nombre d’oeufs de parasites. Si votre cheval a plus de 200 oeufs par gramme de crottin, il faut le vermifuger. Dans le cas contraire, ce n’est pas nécessaire. Et si vous avez des doutes sur le protocole à mettre en place, rapprochez-vous de votre vétérinaire, il saura vous aiguiller.

Comment limiter la prolifération des vers ?

La vermifugation n’est pas la seule solution pour lutter contre les parasites intestinaux. Et un bon entretien du lieu de vie du cheval permet de limiter l’infestation de celui-ci. Ramasser les crottins régulièrement en box mais aussi dans les prés et les paddocks, éviter le surpâturage, prévoir en moyenne 1 hectare pour 1 cheval, … sont des règles qui permettent de limiter la prolifération des parasites intestinaux dans le lieu de vie du cheval.

Vous savez désormais tout du vermifuge et de son administration et vous pouvez ainsi faire les meilleurs choix pour votre cheval !

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