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Chevaux, brides, rênes, ces expressions françaises issues du monde équestre

Les chevaux sont présents dans de nombreuses expressions françaises. Mais que veulent-elles réellement dire ? Quel lien ont-elles avec l’équitation ? On regarde ça !

Avec, par exemple…

« Monter sur ses grands chevaux »

Cette expression signifie s’emporter, se mettre en colère ou bien se prendre de haut.

Autrefois, le cavalier choisissait son cheval en fonction de l’activité qu’il faisait avec. Le palefroi servait pour les parades, les voyages ou encore comme monture pour les dames. Le sommier portait les armes et les bagages. Le destrier, lui, était destiné au combat. Il était le plus réputé. Plus grand et puissant que les autres races, « monter sur ses grands chevaux » désigne le fait de partir au combat avec rage en chevauchant de grandes montures.

« A cheval donné on ne regarde pas la bride »

Cette expression signifie qu’il faut toujours être content du cadeau reçu.

« Non oportet equi dentes inspicere donati« , voilà sa traduction en latin à l’époque médiévale ! Le cheval était le principal moyen de locomotion. Alors quand un équidé était offert, il fallait remercier le donateur sans se préoccuper de l’état de la bride ou de sa dentition. Aujourd’hui encore, il est mieux de remercier que de critiquer les détails.

« Lâcher la bride à quelqu’un »

Cette expression signifie qu’il faut laisser de la liberté à une personne, la laisser agir sans être sur son dos.

La bride est placée sur la tête du cheval afin de le diriger, le tout relié à des rênes pour le dirige. Si le cavalier lâche les rênes son équidé est libre de ses mouvements.

« Tenir les rênes de…»

Cette expression signifie diriger, maintenir quelque chose que l’on possède, être à la tête d’un projet, d’une entreprise, …

Elle est l’inverse de l’expression « Lâcher la bride…».

« Un vieux cheval de retour »

Cette expression est peu utilisée aujourd’hui mais se tourne plus vers les prisonniers. Lorsque celui-ci sortait de prison, il revenait toujours où il était avant. Elle signifie le retour d’une personne après un long moment.

Il n’y a pas d’explication certaine mais pourquoi pas se baser sur celle-ci ? Si un cheval s’échappe ou est abandonné, qu’il n’est pas éloigné de ses écuries, il a tendance à revenir seul.

« Mettre le pied à l’étrier »

Cette expression signifie le début que quelque chose : aider à commencer une activité, favoriser les débuts, être formé pour rentrer dans une carrière.

À partir du XIème siècle, l’étrier désigne cet « anneau métallique » qui soutient le pied du cavalier et qui est relié à la selle. Il permet au cavalier de se perfectionner plus rapidement à cheval. L’étrier représente un moyen d’arriver plus aisément à son but, de parvenir plus rapidement à la réussite espérée.

Vous avez sûrement déjà vu une personne débutante monter pour la première fois à cheval. Et bien, elle « mettait le pied à l’étrier ». Aujourd’hui, cette expression peut être utilisée dans tous les domaines.

« Gagner ses éperons »  

Cette expression signifie que l’on monte d’un grade, que l’on passe à un statut supérieur.

Très utilisée au Moyen Âge, le chevalier se voyait remettre des éperons pour symboliser son nouveau grade. À cette époque, les personnes portaient un grand intérêt aux chevaliers et aux coutumes.

« Être à cheval sur … »

Cette expression signifie « être pointilleux ».

Quelque que soit la discipline, à cheval, pour réussir, il faut être juste et avoir les bons gestes : être pointilleux.

Et toi, c’est quoi ton expression équestre préférée ?