[Témoignage] Une tête de mule… et un doux regard

Laura a l’habitude de monter une jument au caractère bien trempé. Et puis, un jour, simplement, quelque chose se passe. Un joli témoignage.

Vendredi soir, 21 heures, comme d’habitude je suis à mon centre équestre en région parisienne et je me dirige vers le Club House. Tout va bien, je viens d’arriver, je ne suis pas encore tombée de cheval, ni trempée par une averse imprévue, ou couverte de crottin — encore une de ces situations tellement classe que je rencontre souvent. (À mon grand désespoir, vous vous en doutez bien) (oui c’est récurrent).

Non, je ne suis pas tombée cette fois-ci. Mais c’était juste. 

Je vais donc au Club House pour connaître le doux nom du cheval chanceux qui va pouvoir me mettre par terre ce soir. (Récurrent j’ai dit). Il faut savoir que je suis officiellement dans un cours cheval niveau galop 5 et plus. J’ai commencé à double-poney (comme beaucoup de cavaliers) et j’ai eu un coup de foudre il y a 5 ans pour une ponette grise qui répond (un peu quand elle veut d’ailleurs) au nom de Magouille.

© Manon Lescarret photographies

Je ne suis pas censée la monter mais mon moniteur sympa me la laisse quand elle n’a pas fait trop d’heures (vu son caractère un peu/beaucoup/assez souvent hum…. « tête de lard indécrottable », je la monte assez souvent) (genre une fois toutes les deux semaines environ). Donc, depuis 5 ans, je monte une espèce d’autruche qui aime bien faire du bowling avec ses cavaliers. On connait tous le classique arrêt tête en bas, en plein galop, suivi d’un magnifique salto avant et atterrissage dans le crottin (oui elle soigne les atterrissages).

Bref je vais donc voir mon moniteur espérant entendre le classique « tu veux ta vache ? » ou « ta ponette » ou « la tienne » bref tout sauf son véritable prénom. Pourtant ce soir ce fut le cas.

Un signe, peut-être ? 

Direction la sellerie : selle, filet et compagnie. Sur le chemin je m’empêtre dans les rênes, glisse en manquant d’écraser mon tapis et lâcher ma selle. (Si je n’arrive pas à finir mes études je deviendrais peut-être acrobate qui sait). Je vais ensuite voir ma chérie dans son box qui m’accueille avec les oreilles en avant et venant me voir. Brave bête !

Je pose la selle et elle repart dans le fond du box. Ok poney, on va en chier. Oui, c’est habituel qu’elle ne veuille pas travailler. Oui, j’ai de la chance (non). Pendant une demi-heure, Madame tourne dans son box au grand désespoir de ses voisins qui essayent de manger un peu de paille tranquille. Magouille ne veut pas donner ses pieds, les secoue en dansant la Zumba quand je les cure et part en rock acrobatique quand je tente à l’aide d’un produit en spray (oh damnation !) d’effacer ses taches jaunes.

Elle aussi deviendra acrobate. Ou ponette de cirque. Stupide aussi !

Bref une fois récupérée et remise de sa quasi-crise cardiaque sous le regard complètement blasé de ses voisins, je finis par seller et brider.

Je pose ma bombe par terre en attendant de partir en cours. C’est là que Magouille vient me voir. Je reste immobile en attendant de voir ce qu’elle va faire. Elle me regarde, les naseaux à hauteur de mon nez. Je sens ses longues vibrisses sur ma joue. Puis elle baisse lentement la tête et pose sa tête sur ma poitrine, doucement, la bouche en appui sur ma main, mais sans essayer de manger. Elle soupire doucement. Alors je pose délicatement mon nez sur la têtière du filet et mon autre main sur sa joue. Je reste comme ça environ une minute sous le regard des autres poneys qui ne bougent pas non plus. Vous jouiez à chat glacé petit ? Un, deux, trois, soleil ? Voilà. 

Finalement on se redresse et on part sauter. Je ne saurais jamais ce qu’elle a voulu faire ou ce qui lui est passé par la tête mais je m’en rappelle bien. Ce soir-là elle m’a offert la plus belle séance de saut de notre vie.

Ce n’était pas parfait mais cela ne le sera probablement jamais.

Je me sens confiante et cette barre de 85/90 cm ne m’effraie même plus. Le surlendemain, le dimanche, on est engagées en CSO épreuve 3 (70 cm) sur un concours interne (donc non officiel) de mon club. Vous savez quoi ? Elle m’offre notre première victoire ensemble, sous le regard ébahi de mes amies du club.

Vous direz ce que vous voulez, moi je pense qu’il n’y a pas de coïncidences. On a passé du temps à se chercher et on s’est enfin… trouvées.

[Rencontre] Romane Taponnot, fondatrice de WOW et cavalière GP Poney

Si à 16 ans tu commençais les Club2 et créais ton troisième Skyblog; Romane, elle, est cavalière de Grand Prix Poney et à la tête de « WOW », sa propre marque de frontaux. Rencontre :

  • Salut Romane, c’est marrant, j’ai déjà entendu ton nom quelque part : qui es-tu ?

Je m’appelle Romane Taponnot, j’ai 16 ans je suis actuellement lycéenne à Besançon. J’ai commencé l’équitation depuis mon plus jeune âge, je monte dans mes écuries mes deux poneys de Grand Prix mais également un cheval depuis peu.

PS : Romane a plus de 20,7K abonnés sur Instagram !

  • Avant d’être une vraie femme d’affaire à faire trembler La Défense tout entière, quel est ton palmarès dans les Grand Prix Poney ? Tes projets à cheval ?

L’année 2016 a été incroyable pour moi, j’ai gagné plusieurs GP Excellence, j’ai terminé 6ème aux championnats de France cet été. Ma saison était magnifique !
Cette année je me suis fait confier un cheval qui tournait sur 145, je l’ai « remis en route » petit à petit et j’espère pouvoir faire des concours avec. C’est un cheval qui est très craintif qui n’a pas confiance en lui, mais qui a un énorme cœur et une grande complicité avec moi.

  • Peux-tu nous parler de ton poney, Royal Aronn Vassal (aka Royalouu pour ceux qui savent) et son toupet de feu ?

Royalouu est un petit poney gourmand au caractère capricieux, il faut vraiment bien le connaître avant de pouvoir participer aux plus grosses épreuves.
Il est juste incroyable, c’est un poney qui a largement les capacités pour faire les Europe. Il a toute les qualités requises et comme dit Marcel Delestre : « c’est un mini cheval de GP ». (ndlr : ma mère dit ça de Rock aussi parfois)

  • Comment t’est venue l’idée de créer ta propre entreprise ? Est-ce que quelqu’un t’a aidé ou t’a inspirée à réaliser ce projet ?

Je trouvais qu’il manquait une marque jeune et dynamique, qui sorte de l’ordinaire sur le marché équestre. Je me suis lancée en aillant peur de me rater bien évidement « est ce que ça marchera? », et finalement prendre des risques donne de bonnes opportunités !

  • D’où vient le nom de ta marque : WOW ?

Ma première réaction lorsque je vois quelque chose qui me plaît est : « WOOOOOW » (en généralisant) ! Je voulais un nom de marque porteur de sens, représentatif de tous mes produits.

  • Tu as commencé par vendre des frontaux, pourquoi avoir choisi ce matériel assez particulier et pas les étrivières ou les cure-pieds ?

Je trouve qu’il manque une touche de personnalité lorsque le cheval ou poney ne porte pas de frontal…
Celui ci doit être en accord avec les couleurs des ensembles portés. Pour ma part j’ai un énorme coup de cœur sur le modèle SWEET argent (arboré de 3 rangées de cristaux). Le fait qu’il soit argent va avec tout, et, de plus, il est discret !

  • Est-ce toi qui imagine le design de tes produits ?

Absolument ! J’aime beaucoup la grande couture, les brouillons des grands designers sont géniaux à étudier. J’ai beaucoup d’imagination : mes idées viennent spontanément. Une petite anecdote: j’ai dessiné le licol Malibu lorsque j’étais à l’école, j’ai pris une feuille rapidement et j’ai réalisé le croquis. Le soir même mon père a validé l’idée et quelques jours après il était produit ! Royal m’a servi de mannequin !

  • Comment gères-tu ta communication ? As-tu décidé de sponsoriser des cavaliers ? Si oui, comment les sélectionnes-tu ?

Je gère seule la marque, c’est énormément de temps mais lorsque on aime on ne compte pas ! Je prends énormément de plaisir à la faire !

Oui effectivement j’ai une équipe de 51 cavalières sponsorisés, tous niveaux et âges confondus ainsi que les disciplines. Certaines font de la ballade et d’autres tournent sur des 150cm tous les week-ends, pour moi tous les cavaliers sont égaux et méritent un sponsor. Peu importe le niveau.

Manon Desjardins fait partie de la Team WOW. Elle sort en Grand Prix Dressage avec son BG de poney crème, Domenik. 

  • De la conception du frontal à l’envoi du produit, as-tu une équipe qui t’aide ? Comment ça se passe ? Es-tu un robots à huit bras ?

Bien évidemment je ne réalise pas les frontaux moi même puisque je suis lycéenne. Ils sont personnalisés dans ma ville à Besançon; dans une entreprise dans laquelle j’ai travaillé cet été. Je vais les chercher et ensuite le reste des étapes revient à moi. Je m’occupe de chaque commande mais également de l’envoi !


C’est assez drôle de venir au lycée le matin avec mes enveloppes remplies de frontaux que je poste pendant les pauses. C’est un peu bizarre d’être dirigeante à 16 ans ! Mais je trouve ça bénéfique et constructif pour mon futur métier, plus tard.

  • Il y a quelques mois, tu as agrandi la gamme de WOW en proposant « Malibu » un très joli licol tressé et même des sangles. As-tu prévu de développer la boutique et les produits disponibles ?

En à peine un mois j’ai créé les licols « Malibu », les sangles « Cystal », mais également les frontaux « Sweet » et « Queen ». Je vais agrandir la gamme, mais pour l’instant mon objectif et d’étendre amplement ma clientèle à l’étranger.

  • Alors, la tendance en 2017 : plutôt sobre ou « qui pique les yeux » ?

Je pense un mix des deux ! Je vais sortir quelques produits vraiment pas mal de mon point de vue !
Et une petite surprise pour les garçons, qui sont très « réclameurs » de frontaux (à ma plus grande surprise) (haha).

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Retrouve la marque WOW sur sa page Facebook et son Instagram (et Romane en tant que cavalière sur ses pages officielles Facebook et Instagram).

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[Rencontre] Elise Genest – la sensibilité à bout de pinceau

Aujourd’hui j’ai traversé l’Atlantique (en wifi) pour rencontrer l’adorable Elise Genest, jeune artiste peintre et photographe québécoise de 26 ans qui a gentiment accepté de répondre à quelques questions pour notre Georgette nationale.

  • Vous êtes à la fois peintre et photographe, comment faites vous pour gérer les deux activités en même temps ? Avez vous une préférence entre l’une et l’autre ?

Je suis à la fois peintre et photographe, en effet ! Mais je ne fais pas de photo professionnellement,
c’est-à-dire que je ne cherche pas à vendre mes photos. Je faisais les deux étant enfant – j’avais
toujours un appareil photo au cou, et je dessinais sans arrêt. Les chevaux étaient toujours mon sujet !

Je n’ai pas de préférence car les deux sont en symbiose: la photo inspire mes tableaux. Parfois, je
deviens fatiguée de peindre et je pars faire de la photo. Ces images capturées inspireront les toiles
à venir. Je possède plusieurs centaines de milliers de photos de chevaux que j’ai capturé au fil des
années.

De ces photos, un faible pourcentage servira comme référence pour mes toiles. Certaines
d’entre elles sont tellement belles comme elles sont que je ne les peindrai jamais, car je ne pourrai
pas faire mieux.

  • Quels sont vos meilleurs souvenirs d’’artiste ?

Meilleurs souvenirs d’artiste… difficile à dire ! Ma première visite dans une ferme d’élevage de Pure
Race Espagnole, où j’ai fait mon premier shooting photo de ce type (qui allait influencer
grandement mon travail). Le jour où Cavalia m’a appelé car ils voulaient des tableaux pour exposer
dans leur salle VIP… La vente aux enchères du Stampede de Calgary où ma toile s’est vendue trois
fois son prix ! Ou encore, Photographier le KUR de Fuego au World Equestrian Games en 2006. Je pleurais en photographiant ce cheval !

Quels sont vos moments préférés dans le processus de création ?

Chaque fois où je peins une toile et je suis émerveillée par ce qui vient de se produire. Chaque fois
où je photographie un cheval tellement extraordinaire que j’en tremble.

Avez vous d’autres activités professionnelles en dehors de la peinture / photo ?

Non, je n’ai pas d’autres activités professionnelles en dehors de mon art ! Cela fait 10 ans que je n’ai
travaillé pour personne d’autre. Et mon mari travaille pour moi depuis 5 ans ! Il fait tout le
travail qui me permet d’être plus efficace lors de mes créations.

Avez vous des projets à venir ?

Plus de voyages, de nouvelles expositions. J’aimerais prendre des vacances aussi, m’octroyer une pause de quelques mois afin de mieux recommencer. J’ai peut-être un projet de livre… À suivre !

Êtes vous également cavalière ?

Je suis cavalière — pas la meilleure ! j’ai grandi sur une ferme d’élevage, nous avions plusieurs
naissances chaque année, j’ai aussi donné des cours d’équitation pendant un certain temps.

Maintenant j’ai mon cheval, ma fille a son poney et c’est notre activité mère-fille. Mon cheval est
ma thérapie. J’ai besoin de côtoyer un cheval en qui j’ai confiance… et j’ai trouvé ce cheval en
Lancelot ! Il me fait un bien énorme.

Pour finir, quels conseils donneriez vous aux jeunes qui aimeraient se lancer dans cette profession ?

Il faut vraiment écouter sa voix intérieure, celle qui fait qu’on est unique. Créer son propre chemin,
inventer son art avec un assemblage de ce qui nous rend vivant. Car on ne peut créer du vrai, du
beau, de l’unique que si on écoute notre âme — il faut écouter notre coeur, car lui seul sait qui on doit
être.

Si tu veux suivre Elise ou que tu verais bien un de ses tableaux au dessus de ton lit, retrouve la sur son site et sur sa page facebook.

Rencontre avec Lucille Delcros de l’association étudiante Horse & Co

Ce n’est pas parce qu’on est étudiant qu’on passe sa vie à ranger son trieur ! Lucille fait partie du pôle partenariat de l’association Horse & Co qui organise bientôt son jumping fun, réunissant des étudiants de toute la France ! Nous lui avons posé quelques questions.

  • Qui es-tu et que fais-tu dans la vie (quand tu n’as pas de bombe sur la tête) ?

Je m’appelle Lucille, j’ai 21 ans je suis actuellement étudiante en MSc Marketing à Kedge BS Marseille. Je monte à cheval depuis que j’ai 7 ans et j’ai aussi mon propre poney. Je fais partie d’Horse & Co depuis octobre et je suis au pôle partenariat (les commerciaux d’Horse & Co, en charge de trouver des partenaires pour que le Jumping puisse avoir lieu).

Plus tard, je voudrais travailler dans le marketing/ événementiel c’est pour ça que j’ai voulu rejoindre Horse & Co !

  • Commençons… par le commencement : c’est quoi au juste Horse & Co ?

Horse & Co c’est la commission équestre du BDS (Bureau Des Sports) de l’école de business et management Kedge Marseille. En gros on est là pour représenter les sports équestres dans l’école et montrer qu’à Marseille aussi on fait du cheval !

  • Parle moi un peu de la naissance d’Horse & Co. Depuis quand l’association existe-t-elle et pourquoi a t-elle été créée/dans quel but ?

Horse & Co existe depuis 2012, elle a été créée dans le but de pouvoir faire valoir également les sports équestres au sein de notre école (Kedge Marseille ex Euromed) mais également dans le but d’organiser en fin d’année un Jumping regroupant des étudiants venus de toute la France.

  • Aujourd’hui vous êtes combien à vous y investir ?

Aujourd’hui l’équipe compte 10 membres :

• Une chef de projet
• Une trésorière
• Un pôle communication
• Un pôle logistique
• Un pôle partenariat

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  • Quel est le genre de manifestations que vous organisez ?

Horse & Co met en place plusieurs types d’événements tout au long de l’année :

• Des randonnées
• Des stages : débutants, CSO, Horse Ball en partenariat avec l’Etrier d’Aubagne

Mais le plus important c’est notre Jumping qu’on organise cette année pour la 3ème fois (2013, 2015 et 2016).

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  • Bosser pour une association comme celle-là, ça se passe comment ? Chacun possède sa propre tâche ou tout le monde ajoute un peu son grain de sel et ses (bonnes) (ou mauvaises !) idées ?

Chez Horse & Co on est très organisé ! On est réparti en plusieurs pôles et chacun a son rôle bien attitré. Chaque semaine nous avons une réunion pour faire le point sur l’avancement des tâches. C’est à ce moment qu’on se retrouve également pour mettre en commun nos idées (bonnes ou mauvaise 😉 )

  • Gérer un tel projet, en plus de ses études, c’est pas trop compliqué ? Comment gères-tu ton emploi du temps en général ?

En ce moment c’est un peu compliqué car je suis en stage loin de Marseille. J’essaye de me tenir informée au mieux de l’avancée des choses et de tout ce qui se passe. Comme je suis au pôle partenariat je démarche principalement les entreprises le soir et le week end, dès que j’ai un peu de temps en fait !

  • Du 7 au 8 mai, Horse & Co organise le Jumping KEDGE Marseille, qu’est-ce qui vous a donné envie de mettre en place un tel événement ?

C’est la 3ème année qu’Horse & Co organise ce Jumping. Ce qui nous pousse à mettre en place un tel événement c’est l’envie de rassembler des étudiants venus de toute la France autour d’une même passion : l’équitation ! Et pouvoir aussi passer de super moments conviviaux le temps d’un week end sous le soleil du Sud.

  • Quelles sont les activités/épreuves auxquelles les étudiant(e)s peuvent participer ?

Cette année le samedi aura lieu une épreuve de Pony-Games (qui ne compte pas pour le Jumping) afin de pouvoir lancer les hostilités et que tout le monde apprenne à se connaître. C’est le dimanche qu’à lieu l’épreuve de CSO. Cette année aura lieu en même temps la finale régionale du Sport U, de beaux moments en prévision !

  • En général l’ambiance c’est plutôt soirée d’intégration ou Finale du Longines Global Champions Tour ?

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L’ambiance est bon enfant, tout le monde profite à fond du week-end et des activités mises en place, sans oublier que le dimanche il faut être à fond pour pouvoir gagner l’épreuve de CSO !

  • Qui peut s’y inscrire ? Faut-il avoir un certain niveau ?

Tous les étudiants peuvent s’inscrire ! Il faut avoir minimum le Galop 4. Le Jumping se court en binôme, il faut donc trouver quelqu’un avec qui s’inscrire également.

  • Vous aviez déjà un peu d’expérience dans l’organisation des concours avant ça ?

La moitié de l’association était déjà présente l’année dernière (nos A2) ils ont donc déjà participé à la préparation du Jumping 2015. Pour nous les nouveaux, c’est une première !

  • Qui finance l’évènement ? Vous avez une (super grosse) tirelire ou des partenaires pour vous aider ?

Cette année nous avons réussi à trouver un super sponsor qui nous aide grandement ! D’ailleurs le Jumping s’appelle en fait « Jumping HDCP KEDGE ». N’hésitez pas d’ailleurs à aller consulter leur site ! (On remercie également tous nos autres sponsors)

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Nous avons aussi innové cette année en lançant une opération de crowdfunding qui a très bien marché et nous a permis de récolter plus d’argent.

  • Concrètement, ça se passe comment si on a envie de lancer un jumping étudiant au beau milieu de sa fac (en admettant qu’elle possède une carrière) (on peut rêver) ?

Pour pouvoir se lancer dans un tel projet il faut surtout trouver un club qui accepte de nous héberger ! Pour nous c’est chose faite : le Jumping a lieu au club du Deven à Istres.

  • Pour toi, quelles sont les clés d’un Jumping bien organisé ? (outre des toilettes propres) (haha)

Que tous les participants passent un excellent (voir même le meilleur de leur vie) et que l’orga (nous) soyons satisfaits de notre travail !

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  • Qu’est-ce que tu retires de cette expérience / de ton rôle au sein d’une association comme Horse & Co ?

Quand on organise un événement rien n’est gagné d’avance. Il faut surtout ne jamais rien lâcher parce que le jeu en vaut la chandelle 😉

  • Dans l’idéal, il se passe quoi pour Horse & Co en 2016 ?

Un jumping qui se déroule à merveille, du soleil (du pastis), des participants qui passent un super week-end et qui veulent revenir l’année prochaine !

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On souhaite remercier Georgette Mag qui a pris le temps de faire cette super interview !

Plus d’info à propos du Jumping Kedge sur le site officiel et l’évènement Facebook

Rencontre avec Théo Caviezel, fondateur d’Info Jumping et Jump’inside

Tu faisais quoi toi à 15 ans ? Tu écoutais Tokio Hotel ? Théo, lui, créait Info Jumping, un site de News équestres. Ça calme.

  • Hello, qui es-tu et que fais-tu dans la vie ?

Bonjour ! Je m’appelle Théo CAVIEZEL, 19ans. Après avoir fait un BAC PRO dans l’équitation, je me généralise deux ans en faisant un BTS AG, pour voir comment mes projets évoluent. Je monte à cheval tous les jours et je ne peux pas être une heure sans parler cheval !

  • Tu as fondé Info Jumping en 2012, si mon calcul est bon, tu n’avais que 15 ans ! Comment l’idée t’es venue ?

Bon calcul ! C’est vrai qu’en y repensant, j’étais vraiment jeune. Je publiais beaucoup de choses (voir trop !) concernant le jumping sur mon profil perso Facebook, et, plusieurs amis m’ont poussé à créer une page sur laquelle je pourrais faire partager ma passion avec les autres. C’est comme ça que ça a commencé, juste pour le plaisir ! Je suivais tout sur Equidia, j’étais branché dessus tout le temps, et ça me plaisait vraiment ce qu’ils faisaient…

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  • Au départ étais-tu seul pour monter le projet ? Et maintenant ?

Il n’y avait pas vraiment de projet, j’essayais de partager ce qu’il se passait dans l’univers Jumping au mieux dans mon temps libre. Jamais du haut de mes 15 ans j’aurais imaginé dépasser ne serait-ce que les 5.000 fans.
Les choses ont bien changé. Plusieurs personnes sont venues s’ajouter et une belle aventure s’est construite ! Maintenant, après quelques différents, j’ai préféré « passer le flambeau » et me consacrer à d’autres projets.

  • Comment as-tu recruté les rédacteurs-ices qui écrivent pour Info Jumping ?

Un peu par hasard, et j’ai l’impression que chacun est dans l’aventure depuis le début. Je voyais bien que des gens étaient plus actifs que d’autres fans. Quand ça a commencé à gonfler un peu, je me suis dit qu’il fallait que d’autres personnes s’ajoutent pour continuer à pouvoir tout couvrir au mieux. C’est ainsi qu’au fur et à mesure, des personnes se sont jointes à l’aventure.

  • Être à la tête d’un magazine de news équestres en ligne, en gros, ça consiste en quoi ?

Je dirai plutôt «blog» déjà, car c’est un projet de tout de même amateur; crée et géré par des amateurs, sur notre temps de libre. Mais ça consiste à être presque 24h/24 branché. Nous avions (je parle au passé puisque c’est maintenant terminé pour moi) une conversation de groupe où nous travaillions. À force il est sûr que des affinités se créent. Il ne fallait pas être absent deux heures sinon on avait vite 500 messages à rattraper !

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Il faut donc vraiment être passionné-e et motivé-e, savoir où aller pour être au courant de ce qui se passe en jumping, avoir des idées pour sans cesse se renouveler et proposer quelque chose de nouveau aux lecteurs.

  • Quelle est ta relation avec le monde du cheval ? Tu es toi-même cavalier ?

Oui, comme dit précédemment, je monte tous les jours la jument de ma petite-amie, qui passe son BAC ES cette année. Donc ça me laisse au contact de l’animal, puisque depuis un an je ne vais plus trop sur les concours — qui, d’ailleurs, me manquent énormément.

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Mon passe-temps favoris: groom !

Je viens de créer mon auto-entreprise dans la gestion de communication sur le web pour les acteurs du monde du cheval. Certains cavaliers de jumping font donc appel à mes services pour la gestion de leurs réseaux sociaux, sites web, etc. C’est quelque chose qui me passionne aussi et je prends du plaisir chaque jour à actualiser tout ceci !

  • Qu’est-ce qui te parle le plus dans l’univers du CSO ?

C’est une question complexe. Je ne pourrai pas définir exactement ce qui me plait. C’est quelque chose auquel j’ai tout de suite accroché quand je me suis mis à cheval en 2010, grâce à ma petite sœur (qui montait depuis quelques mois). Je suis parti en week-end à Chantilly en 2011, pour mon premier concours international, et ça a vraiment été un coup de foudre.

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 Ma toute première photo de Jumping, je ne connaissais presque que Kévin Staut ! 

Sur chaque concours, j’ai l’impression d’être à la maison. Tu oublies tout, tu es entouré de personnes passionnées et passionnantes qui t’apprennent énormément…. Ce qui me marque le plus et me donne un grand sourire, c’est quand j’arrive sur le concours et que je sens l’odeur du copeau des boxes, là tu sais qu’un bon week-end commence…

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Après mon premier concours international (Chantilly 2011), je suis parti faire mon stage de découverte de 3ème chez Michel Robert (octobre 2011), ou j’ai aussi beaucoup appris sur le haut niveau.
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Un des premiers vrais souvenirs dans les coulisses a été à Bordeaux en 2013 avec la Team Equidia. Un week-end magique qui m’a permis de voir l’envers du décor de la chaine, c’était fabuleux de découvrir tout ça. Ca a été ma première accréditation d’ailleurs (!) Alors encore merci à Equidia qui m’a permis de vivre ça, c’était magique.
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 Avec l’équipe d’Equidia
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  • Si tu pouvais voler discretos un cheval de Grand Prix, tu opterais pour lequel ?

Je suis un grand fan de Patrice Delaveau alors, bien sûr, que je rêverai de pouvoir avoir dans mon box un de ses fantastiques chevaux ! Enfin il y a tellement de chevaux qualiteux sur le circuit que c’est dur de choisir ! J’adore Ludger Beerbaum également, et je rêve devant tous les produits de Cornet Obolensky, donc je veux bien pour le prochain Noël Cornado NRW sous le sapin…

  • Avec plus de 20.000 fans sur Facebook, Info Jumping n’a rien à envier aux grosses machines de l’info équestre. Comment expliques-tu ce super-succès ?

Il est vrai que c’est tout bonnement incroyable ! Je ne pourrai pas vraiment l’expliquer. J’imagine que les gens nous rejoignent car ils aiment ce que nous proposons, certainement.

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  • Comment réagissent tes partenaires/les marques/les autres médias quand ils découvrent que tu n’es pas un jeune cadre dynamique de 27 ans, engoncé dans une chemise à rayures (qui te grossit un peu) ?

Dynamique, j’espère l’être ! Pour le reste, effectivement, quand je dis mon âge et que je suis encore en plein dans mes études, beaucoup de personnes sont surprises. Encore plus quand j’étais encore en seconde au lycée ^^’.
Les premiers concours étaient stressants car je suis quand même assez timide et je ne me sentais pas à ma place. Mais certaines personnes m’ont toujours soutenu et ont eu les bons mots envers ce que j’avais créé.

Je peux citer certaines personnes qui ont permis d’avoir confiance en moi dans Info Jumping… Sébastien Rouiller de GP Magazine, Damien Baumal qui m’a appris des tas de choses, Florence Amalou d’Equidia qui m’a permis d’accéder aux coulisses que je pensais inaccessibles… Je dois en oublier encore mais sur les concours et même ailleurs ce sont vraiment eux qui, même si finalement ce sont des « concurrents », m’ont encouragé et indirectement encouragé toute l’équipe derrière !

  • Quelles ont été/sont tes principales difficultés dans la création ou la gestion d’un tel projet ?

Dans un premier temps, un problème de management. Quand tu as 16 ans et cinq personnes avec toi, je pense que tu fais forcement des erreurs. Les relations que tu as avec le reste des membres de l’équipe est plus que professionnelle, on s’investit tellement dans ça… Je n’ai pas eu les bons mots à certains moments, je n’ai pas su rebooster quand ça n’allait pas, etc. Donc c’est vrai que l’accumulation a fait que ce n’était plus possible de continuer, et que j’ai (dû) passer le flambeau.

L’autre difficulté est le temps passé dedans, ça te prend tout ton temps libre et quand le seul revenu que tu as, c’est quand tu reçois un mail en disant que ton accréditation presse est acceptée sur tel concours, il faut s’accrocher et être vraiment passionné. Je me rappelle encore de notre première accréditation presse, ça a vraiment été un moment fort

Je profite d’ailleurs de ça pour remercier tous ceux qui ont été avec moi dans cette belle aventure de 4 ans (il est sûr que j’en oublierai car niveau mémoire, j’ai encore du boulot, mais je ne pense pas qu’ils m’en veuillent !) : Thomas (qui, je crois, a été le premier avec moi et qui continue a rédiger) (c’est ce qui me fait le plus plaisir !), Maxence, Lucas, Auriane x2, Mellony, Alexandre, Yeelen, Marie, Marine x2, Cécile, Benjamin…

  • Après Info Jumping, Jump’inside en 2016?

Tout à fait. Je ne pouvais pas rester sans partager ma passion, quitter Info Jumping a été une grosse décision qui a quand même laissé un grand vide. J’ai donc lancé Jump’inside, mais sans chercher toujours a publier mes news en premier. Tout ça c’est vraiment un stress et j’espère amener Jump’inside vers quelque chose de plus décontracté.

En tout cas, je ne me prends pas la tête, on est une équipe de cinq et ça se passe très bien. On va essayer de vous faire partager les vraies coulisses de ce sport et pouvoir proposer des entretiens avec tous les acteurs de ce fantastique sport. Je vous invite donc à vous rendre sur Jump’inside et sur nos réseaux sociaux !

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  • Après tes études et le temps passé sur ton site, tu as encore un peu de temps pour boire des bières dans un bar autour d’un plateau de charcut’ ou tu es au bord du burn out ?

Je ne bois pas d’alcool ! ahah ! Mais effectivement avec tout ça (plus d’autres projets) j’ai un peu l’impression de ne pas avoir une minute de libre, mais c’est ce que j’aime ! Ma famille et mes amis aimeraient des fois trouver où enlever les piles car je suis « branché sur du 15.000Volt ». Malheureusement pour eux, ils ne trouveront pas… 😉

  • Au final… t’es fier de toi ?

Je n’aime pas me lancer des fleurs ou parler de moi en bien. Je suis plus impressionné par ce que j’ai déjà pu vivre et les opportunités qu’on m’a offertes. Donc, d’un côté, oui c’est une certaine forme de fierté de se dire qu’on a eu de la chance et que le destin a bien voulu m’offrir de belles choses.

Quand à 16 ans on te permet de passer à l’antenne de la chaine de télévision que tu regardes presque tout le temps, tu te dis que tu as un ange gardien au dessus de toi qui de permet de sacrées choses ! Mais ce n’est que le début j’espère et j’ai encore tout à prouver !

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Georgette Mag en direct du Salon du Cheval

Le Salon du Cheval de Paris m’a invité à trainer mes baskets dans les allées du Parc des Expos, à dépenser tout mon argent et caresser des mini-shetlands all day long ! Après m’être remise de mes émotions (et de mes courbatures aux cuisses) voici mon reportage en vidéo.

Rencontre avec Benoît Blancher, co-fondateur d’Equisense, premier capteur connecté destiné à l’équitation

Le monde de l’équitation, bientôt aussi moderne qu’un vaisseau Star Wars ? C’est peut-être bientôt le cas, grâce à Equisense et son capteur connecté capable d’améliorer performance et bien-être du cheval. Benoît Blancher, son co-fondateur, t’en dit un peu plus.

EDIT : cet article date de 2015 ! Depuis, pas mal de choses ont changé pour Equisense. Balios se nomme désormais « Motion by Equisense » et l’appli est encore plus jolie, simple et complète. Retrouve toutes les infos sur Equisense et pré-commande ton capteur sur leur site officiel !

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  • Bonjour Benoît. Quel est ton nom de code et que fais-tu dans la vie ?

Bonjour, mon nom de code est Jyoti, bon courage pour déchiffrer 😉

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Je suis passionné de sport, d’entrepreneuriat et de nouvelles technologies. Je suis le fondateur d’une start-up française appelée Equisense et qui a vu le jour il y a un peu moins d’un an. Je crois que c’est d’ailleurs pour ça que je fais cette interview ! Equisense est une petite structure donc je fais beaucoup de chose mais ma mission première est de créer une belle expérience pour nos futurs utilisateurs. Je vais à la rencontre des cavaliers pour comprendre réellement leurs attentes et adapter notre produit à ce dont ils ont vraiment besoin. Je m’occupe du lancement très prochain de notre premier produit, Balios sur la plateforme de crowdfunding (financement participatif) Kickstarter.

Enfin, et c’est ma plus grande fierté, je construis une belle équipe. Notre ambition est de faire un produit qui va faire progresser les cavaliers du monde entier et d’améliorer le bien-être des chevaux.

  • Raconte moi l’histoire d’Equisense. Vous êtes plusieurs sur le projet ?

Oui, l’équipe est composée aujourd’hui d’une dizaine de d’ingénieurs, designer, biomécaniciens et vétérinaires. Notamment Camille, qui utilise ses compétences de bioméchanicienne pour faire fonctionner le cœur technologique. Idriss, qui gère tous les aspects techniques avec une équipe de développeurs et enfin Marine, qui en tant que véto, s’occupe des aspects santé du produit.

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Ça c’est pour la partie France mais nous travaillons aussi en collaboration avec une équipe américaine et une équipe allemande pour le lancement !

  • Lancer une startup d’innovation équine en France, ça se passe comment en 2015 ?

Ca se passe très bien ! Sincèrement, c’est très stimulant. On a tendance à croire que tout se passe aux États-Unis mais en réalité, la France déborde de talents et de créativité. La phase pour passer d’une idée à un projet concret nous a pris du temps notamment pour développer la techno mais à présent, notre défi consiste à lancer un produit. Pour nous qui sommes tous cavaliers et passionnés de technologie, c’était une évidence de lancer cette start-up en France, le pays du cheval !

  • Vous avez inventé le premier objet connecté destiné à améliorer le bien-être du cheval et de son cavalier. En quoi ça consiste ?

Ca consiste en un petit capteur qui se place sur la sangle et qui enregistre le mouvement du cheval. Il lance l’enregistrement tout seul dès que le cheval se met en mouvement. Il remplit automatiquement un calendrier des séances avec l’évolution de l’intensité de l’entrainement et la qualité de la locomotion. On peut ajouter les soins du cheval. Tout ça permet au cavalier d’adapter son entraînement et de diversifier son travail. Pour récupérer les données, il suffit d’ouvrir son application et de se connecter en Bluetooth au capteur.

Pour les cavaliers qui veulent une analyse plus fine, ils peuvent lancer un enregistrement à cheval sur un tour d’obstacle, une reprise de dressage ou tout autre exercice. Balios permet donc un suivi sur le long-terme et une analyse précise sur une durée courte lors de la réalisation d’un exercice.

  • D’ailleurs, “Balios”, ça vient d’où ça ?

Ah, bonne question, merci de l’avoir posée ! Balios est un des chevaux d’Achille. Le Achille de la mythologie grecque. Non pas que notre Balios tienne plus du mythe que de la réalité, bien au contraire !

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“Automédon ramenant les coursiers d’Achille des bords du Scamandre” (1868), Henri Regnault, huile sur bois, Musée d’Orsay.  

Non, nous avons choisi ce nom parce que le Balios de la mythologie était doué de parole et qu’en permettant au cavalier de travailler son cheval dans le confort sans dépasser la ligne rouge, nous donnons d’une certaine manière la parole au cheval.

  • Il paraît que ce capteur génial est capable de détecter les boiteries, ça marche comment ? Vous êtes des sorciers, allez, avoue.

Non, aucune sorcellerie là-dedans, je t’assure ! Juste un concentré de technologie. En fait le capteur qui est situé au centre, sous le cheval, est capable de détecter la symétrie du mouvement. Il faut comprendre que nous intégrons de l’apprentissage automatique dans nos algorithmes, ce qui veut dire que nous alertons en cas d’anomalie par rapport à une norme individuelle. Une norme pour un cheval donné est établie puis tout écart significatif à cette norme est signalé. Ceci règle donc le souci des chevaux présentant une dissymétrie naturelle.

Evidemment, il faut coupler cette donnée avec l’impression du cavalier d’une part et l’expertise du vétérinaire d’autre part.

  • Après un parcours de CSO, par exemple, quelle est l’analyse qu’est capable d’apporter Balios au cavalier ? En quoi est-il plus complet que d’amener sa mère pour nous filmer au bord de la carrière ?

Je ne dirais pas que c’est plus complet, je dirais que c’est complémentaire. C’est intéressant de se filmer en train de monter parce que ça permet de confronter ses sensations de cavalier à cheval avec ses constations de cavalier à pieds.

Balios, lui, amène des informations différentes : il donne des données qui ne sont pas mesurables à l’œil nu, rien qu’en regardant.

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Sur un parcours d’obstacle par exemple, il va être capable d’analyser le tracé, la vitesse, la trajectoire des sauts et leur amplitude. En fait, il apporte des informations objectives, c’est à dire que finalement, on retire le filtre émotionnel qu’il peut y avoir lorsqu’on se regarde en vidéo. Evidemment, après il faut confronter tous ces résultats avec ses sensations, la connaissance de son cheval, etc. On peut tout à fait imaginer avoir un jour la possibilité de filmer ses séances et d’avoir les données du capteur qui apparaissent en même temps sur l’écran…

  • En 2014 vous avez créé un prototype. Face à quels genres de problèmes avez-vous dû faire face ? Quels aspects ont dû être améliorés ? En quoi le premier modèle a-t-il évolué ?

Le premier prototype était plutôt gros et plutôt, comment dire, “disgracieux”. Je crois que c’est le terme. Il avait une petite carte SD pour extraire les données. Aujourd’hui, on travaille sur la version que les gens utiliseront : un capteur petit, solide et relié en Bluetooth.

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La première difficulté, c’est que ce projet est très large en terme de compétences. Ça va de la mécanique pour le boitier, l’électronique, le développement d’application, la biomécanique, la statistique, etc. La seconde difficulté c’est que pour faire un produit simple il faut prévoir tous les cas pour pouvoir les traiter. On doit s’adapter à tous les chevaux, toutes les sangles, toutes les disciplines, et ça prend beaucoup de temps et d’itérations. Mais on y arrive et au printemps 2016, on aura un produit fini très perfectionné.

  • Vers quel type de cavalier avez-vous souhaité orienter le produit ? (discipline, niveau). Certains l’ont-ils déjà testé ?

Notre produit est adapté à différents profils de cavaliers. Il convient aussi bien à un professionnel ou à un cavalier de compétition désireux d’optimiser ses performances qu’à un propriétaire soucieux de travailler son cheval dans le confort. Il est vraiment adapté à tous niveaux puisque l’objectif est de faire progresser le couple cheval-cavalier en veillant au bien-être du cheval. Donc du CSO au dressage en passant par le complet, les courses et bien sûr l’endurance; nous avons trouvé des gens intéressés.

  • Le capteur s’adapte à la sangle. Ok, mais si j’utilise une bavette, ça marche aussi ?

Et oui, ça marche aussi. Il y a deux systèmes de fixations possibles : avec une sangle ou un rivet. Dans les deux cas, il n’y a aucun problème à l’adapter sur une bavette.

  • Et si mon cheval décide de faire un plongeon dans le gué ?

Le capteur résiste aux et il est bien protégé dans son étui en cuir donc ça ne pose pas de problème pour passer dans le guai. Maintenant, si le capteur est complètement immergé, c’est moins sûr qu’il apprécie.

  • Et si je décide de monter mon cheval pendant, disons… sept heures et demi non-stop ?

Curieuse décision ☺ ! Mais là encore, pas de problème, le capteur a environ 8h d’autonomie. On voulait que ça corresponde à peu près à une semaine moyenne de travail pour les cavaliers qui montent quotidiennement. À l’issue de tes 7h30 d’équitation intensive, il faudra recharger Balios.

  • Pour toi, l’équitation aussi gagnerait à être hyper-connectée ? Ce milieu, considéré comme très classique, est-il prêt à se tourner vers ce type de technologie ?

C’est là tout l’enjeu d’Equisense. Mais finalement, les valeurs de notre start-up sont celles de l’équitation traditionnelle : le respect du cheval, son confort, le travail dans le bon sens… Ces valeurs, nous les partageons avec des milliers de cavaliers à travers le monde. Nous ajoutons juste du modernisme, de la praticité et de l’efficacité à une équitation ancestrale. Au vu des encouragements que nous recevons tous les jours, notamment de la part des cavaliers professionnels, je pense que les cavaliers sont prêts à prendre ce tournant.

Maintenant, nous développons le produit le plus simple possible pour qu’il ne soit qu’un œil extérieur capable d’apporter des réponses et d’enrichir sa compréhension mais en aucun cas de nuire à la relation cavalier-cheval qui reste le cœur de ce sport.

  • Parle-moi un peu de l’opé des ambassadeurs sur Facebook. C’est important pour vous d’être très présents sur le web ?

En fait, c’est important pour nous de construire une communauté pour 3 raisons : la première, c’est d’échanger avec nos premiers clients pour comprendre leurs attentes et sortir un produit qui colle à leurs besoins ; la seconde, c’est d’avoir le plus de gens possible pour nous soutenir lors du lancement sur Kickstarter et la troisième c’est parce que c’est tellement plus motivant !! La Course Relai Ambassadeurs est l’occasion pour nous d’échanger avec des cavaliers hyper motivés et l’occasion pour les ambassadeurs de donner vie un projet français qui leur plaît. Si on commercialise Balios, ce sera grâce à leur soutien !

  • Qu’est-ce qui se passe maintenant pour Equisense alors ?

Des tas de choses ! D’abord, le Kickstarter début novembre qui est une véritable étape pour nous. Balios va rencontrer ses premiers utilisateurs. Il nous faudra continuer à faire parler de nous : nous serons à Equita Lyon, au Salon du Cheval à Paris mais aussi présents sur des salons technologiques à Dublin et à Las Vegas. Puis, il y aura l’étape de commercialisation du produit. Il nous faudra également élargir notre équipe à l’international. Bref, nous avons de quoi nous occuper pendant un bon bout de temps !

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Equisense a été sélectionné pour faire partie du pôle innovation d’Hippolia à Equita Lyon ! 

  • Quand penses-tu que le produit sera commercialisé ? Dans quelle fourchette de prix ?

Balios sera commercialisé en avril 2016. Son prix sera de 299€. Sur la campagne de financement participatif sur Kickstarter, il sera disponible dès le 4 novembre à partir de 99€ pour les premiers arrivés 😉

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Tu veux en savoir plus sur Equisense ? Rendez-vous sur leur site officiel ou leur page Facebook

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Georgette Mag est sur madmoiZelle.com !

Le (vrai) blog cheval est partout (sauf sur Mars) ! Aujourd’hui, madmoiZelle.com vient de poster une (magnifique) Interview pour présenter la (splendide) chaîne Youtube du blog. C’est la fête !*

Depuis quelques temps, madmoiZelle.com a lancé une nouvelle rubrique qui permet de présenter les youtubeuses qui leur ont tapé dans la rétine. Cette semaine, j’ai eu la chance d’y participer ! Miquette m’a posé des questions sur mes débuts en vidéo (en 2007) (pour des montages-fan de Tokio Hotel) (lolilol), mes méthodes de travail, mes projets et ma manière de gérer l’exposition sur le web. Bref, c’est plutôt coolos.

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☞ Pour lire l’article c’est par ici ! ☜

 

* En faire trop ? Moi ? Jamais. 

 

Rencontre avec Manon Dillenschneider, candidate d’“Equidia Life Academie” (saison 2)

La première télé réalité cavalière revient pour une saison 3 ! Joie et pop-corn ! À cette occasion, j’ai posé quelques questions à Manon, candidate de la saison précédente.

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  • Peux-tu me raconter comment s’est passée ta sélection ? Qu’est-ce qui t’as donné envie de participer à cette émission ?

Au départ je ne connaissais absolument pas cette émission car je n’ai pas la chaîne Equidia à la maison… L’équipe de tournage a donc appelé ma monitrice pour lui demander si elle avait des cavaliers qualifiés pour les championnats de France en Club Elite avec un cheval de club (les conditions de participations sont assez précises : les propriétaires n’ont pas le droit de participer). Elle a tout de suite pensé à moi, et lui en a parlé sans même m’en informer avant !

Ensuite, elle m’a prévenu et l’équipe m’a téléphoné pour m’expliquer les démarches a faire. Je devais donc m’inscrire sur internet et envoyer une vidéo d’un de mes tours en concours avec Nithard (mon cheval de concours à l’époque). Puis, quelques temps après, Tristan (l’organisateur) m’a appelé pour me dire que j’étais sélectionnée. Je devais maintenant passer le casting à Lamotte durant le championnat ! J’ai donc répondu à quelques questions devant une caméra (une présentation et quelques questions autour du cheval).

Ensuite, au mois de septembre, Tristan m’a contacté pour m’annoncer que j’étais sélectionnée parmi les 6 meilleurs cavaliers de France et que j’allais participer à Equidia Life Académie (La classe, ndlr, héhé). Ce qui m’a donné envie c’était avant tout de pouvoir rencontrer des cavaliers pro, mais aussi de pouvoir me tester.

  • Parle il a fallumoi de Nithard d’Epinette, le cheval avec lequel tu as été sélectionnée.

Nithard était un cheval très gentil, très à l’écoute, mais très « bébé » dans sa tête. Nos débuts on été assez difficiles car “Ninou” est un cheval qui a besoin d’avoir confiance en son cavalier… Il nous a fallu un peu moins d’une année pour bien nous connaître. Nous avons débuté en Club2 et chaque année nous montions dans les épreuves. Nous avons eu beaucoup de victoires, beaucoup de plaisir ensemble, c’était un très bon cheval ! nithard

  • Combien de temps a duré le tournage de l’émission ?

Le tournage a duré en tout 5 jours (mais moi je n’y suis allé que 3 jours car j’ai été éliminée plus tôt).

  • T’es-tu ”préparée“ avant le début du stage ? Genre, apprendre le manuel des galops par coeur ou faire une semaine de mise en selle ?

Avant l’émission je ne me suis pas entraînée, non. Je ne voulais pas me mettre la pression, je n’étais pas forcément là bas pour gagner, mais plus pour participer et découvrir autre chose que le monde « Club ». À cette époque j’avais perdu totalement confiance en moi à cause d’un gros panache avec Nithard.

  • Avec les autres participants vous vous entendiez tous, ou c’était plutôt ambiance “Les Anges de la Télé réalité” ?

Durant l’émission avec les autres candidats on s’entendait tous bien ! On était un peu comme une petite famille, on rigolait bien. Il y avait vraiment une bonne ambiance !

  • Parle-moi un peu des chevaux que tu as pu monter là bas. Etaient-ils très différents des chevaux que tu montes en général ?

Les chevaux que j’ai monté durant l’émission était des chevaux d’école. C’était le cas les trois premiers jours. Ce n’était pas des chevaux exceptionnels, ils étaient très gentils. Ensuite pour les autres jours c’était d’autres chevaux que je n’ai pas connu du coup…

  • Comment gérais-tu ton stress avant les évaluations ?

Normalement je ne suis pas trop de nature à stresser. Mais, étant dans une mauvaise période pour moi, je doutais vraiment de mes capacités et je perdais donc tous mes moyens…

  • Comment se passait le tournage au quotidien avec l’équipe technique ? Est-ce que vous aviez parfois besoin de refaire des scènes, etc ?

L’équipe technique du tournage était géniale ! Ils nous ont vraiment mis à l’aise, car ce n’est pas facile de parler devant des caméras… Nous avons dû recommencer certaines scènes, surtout la première, quand nous arrivons dans la carrière, et puis l’arrivée des coaches aussi !

  • Le fait d’être filmé à cheval, est-ce que ça fait perde ses moyens ou au contraire, l’effet inverse : un méga booster pour donner le meilleur de toi même ?

Mon papa est un vrai caméraman alors être filmée à cheval, j’y suis habituée ! ^^ Je n’y faisais pas vraiment attention du coup. Ce qui était plus perturbant c’était les coaches qui était présents… Avoir de tels cavaliers à nos côtés c’était impressionnant : le fait de savoir qu’ils peuvent s’intéresser à de si petits niveaux comme nous. Nous ne sommes rien a côté d’eux…

  • Ils étaient plutôt sympas du coup ? Impressionnants ? Très (très, très) exigeants ?

Les coaches étaient très sympas, très simples en fait. Ils ont tout fait pour nous mettre à l’aise et nous donner de précieux conseils. Thierry (Pommel) a été très présent avec nous. Philippe (Rozier) était là dès qu’il pouvait (il avait des concours en même temps). En revanche je n’ai vu Virginie (Couperie) que le premier jour. À cheval ils étaient exigeants (ce qui est normal) (nous devions faire nos preuves à cheval !)

  • Pour toi, quel est l’exercice le plus compliqué qu’ils vous ont fait faire ?

L’exercice le plus compliqué était le deuxième jours : des lignes brisées très (très) courtes dans le tracée !

  • Y’a t’il un conseil particulier des coaches que tu retiens de cette expérience (sur ta position ou ta façon de monter tes parcours, par exemple) ?

Oui il a y a beaucoup de conseils que j’ai retenu, surtout la première remarque de Philippe pour les étriers (je chaussais court), le regard, la position des mains. Ces remarques qu’ils ont cité de nombreux fois durant le stage ! ^^

  • Quel est ton meilleur souvenir durant cette aventure ?

Mon meilleur souvenir durant l’émission est la rencontre avec les coaches et avec de nombreuses personnes géniales sur le site de Conches. Et puis, pour notre dernier tournage, allez au Gucci Masters et être parmi les pro’, discuter avec quelques-uns d’entre eux, faire signer des autographes, etc… Comme avec Edwina Tops-Alexander, par exemple ! GCT2012_Edwina_Alexander2_Lusanne_Sportfot_GCT

Image via An Eventful Life

  • … maintenant il faut aussi que tu m’avoues le pire !

Il n’y a pas eu de moment que je n’ai pas aimé (sauf mon élimination bien sûr…) ! J’aurais préféré continuer l’aventure jusqu’au bout mais j’ai déjà parcouru un beau chemin, surtout quand on sait qu’à la base, que je ne croyais pas du tout en moi…

  • Et toi, comment as-tu évolué depuis ? Es-tu toujours cavalière de club, ou heureuse propriétaire ? 

Juste après les championnats de France j’ai tout arrêté avec Nithard. J’avais besoin de voir autre choses même si je l’aimais énormément. Nous avons fait un long chemin ensemble. J’ai donc acheté une jument avec laquelle j’ai recommencé le travail depuis le départ. Actuellement, je suis dans ma 1ère année en Amateur et je suis très heureuse.

Je vois Nithard tous les jours et je l’apprécie toujours autant ! Je ne le remercierais jamais assez pour tous les bons moments qu’il a pu me faire vivre… Cette émission à laquelle j’ai pu participer, c’est tout de même grâce à lui ! manonhorses

 Toscane du Loir et Venetto du Menphis, les deux alezans de Manon. 

  • Et pour finir, la question classique : Que dirais-tu aux cavaliers qui souhaitent participer à la saison 3 ?

Je leur dirai de rester simple tout à long de l’aventure et de ne pas se mettre la pression. Il faut croire en soi, c’est le plus important !

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Si tu es intéressé-e pour participer à cette nouvelle saison, les inscriptions sont toujours ouvertes. Il suffit de te rendre ici ! Tu devras remplir un formulaire et joindre une vidéo d’un de tes parcours. Attention, tu dois avoir moins de 26 ans, le galop 6 au minimum, monter un cheval de Club et être qualifié-e pour Lamotte en Club Elite (car la sélection finale s’effectuera là bas ) ! La bande annonce de la saison 2, diffusée en 2013 :